Bienvenue

Chers lecteurs, chers visiteurs, vous tenez en mains, ou parcourez en ligne, ce City Guide qui s’affiche comme un bréviaire pour connaître et apprécier la ville d’Abidjan, notre capitale économique et vitrine de la destination Côte d’Ivoire.

Abidjan, mégapole tentaculaire au charme inégalé, est, depuis plusieurs décennies, estampillée de qualificatifs qui témoignent de son attrait : « La perle des lagunes », « Le petit Manhattan » ou « La perle des lumières » . Cet attrait, renforcé par l’incubateur pour l’industrie touristique « Sublime Côte d’Ivoire », démontre de l’ambition d’Abidjan de devenir une véritable Smart-City, une ville du futur au présent.

Abidjan est une métropole qui ne renie ni son passé avec son bouillonnement culturel et artistique, ni son présent de centre administratif et des affaires, encore moins celui de destination privilégiée du divertissement XXL. Ce City Guide proposé par Facebook, en donne un aperçu sincère. Il fait la part belle à la gastronomie ivoirienne, variée, avec sa multitude de restaurants et maquis, mais aussi invite à la découverte balnéaire dans cet écrin situé entre l’océan Atlantique et la lagune.

Abidjan, c’est aussi un urbanisme et une vitalité qui rappellent qu’on est à la fois dans l’un des pôles d’affaires les plus attractifs du continent africain, mais également que vivre Abidjan by night, c’est faire l’expérience du style de vie à l’ivoirienne.

Quant au Musée des civilisations ou au Centre artisanal, ils vous invitent à un voyage culturel à travers le temps.

Enfin, vous saurez à la lecture de ce guide, que le charme de la ville, ce sont les communautés qui l’habitent qui le tissent au quotidien, et qu’il n’y a dans les actions qu’elles mènent au quotidien, rien de virtuel, mais une solidarité et un enthousiasme bien réels, que nous sommes heureux de voir s’exprimer sur Facebook comme sur le terrain.

Bonne lecture et agréable découverte d’Abidjan. Nous vous attendons : bienvenue chez nous, bienvenue chez vous !

Siandou Fofana, Ministre du Tourisme et des Loisirs de Côte d’Ivoire


Préface

Abidjan est le plus doux au monde

Les Ivoiriens aiment à dire que tout commence toujours par une première fois. Alors dès vos premiers pas dans cette ville, elle vous accueillera sans cérémonie mais avec un sens poussé de l’hospitalité et vous embarquera pour une visite en terre inconnue, chaleureuse, chahuteuse, qui prendra très vite l’allure d’une balade décontractée, décomplexée. Ce sera tellement doux que vous y plongerez avec une immédiate complicité.
Bienvenue à Abidjan. Babi pour les intimes.

Abidjan est le plus doux au monde… de par son mode de vie. Abidjan est moins un lieu qu’un état d’esprit. Vous comprendrez que vivre à Abidjan c’est jouer et même surjouer chaque action comme si elle engageait l’avenir immédiat. Ce théâtre à ciel ouvert, où l’anodin conflit se transforme en une escalade verbale instantanée, sans frein, surmonté d’un féroce sens de l’humour qui s’autorise à rire de tout et en particulier de soi-même, jusqu’à l’abandon de l’adversaire. Mais derrière ces joutes verbales se cache une entraide spontanée propice aux rencontres, et surtout une bonne raison pour se réunir. Cet art de vivre dans l’instant, quand on y a goûté, c’est indélébile, on n’en sort pas indemne.

Abidjan est le plus doux au monde… de par son peuple cosmopolite, survolté, glouton et envahissant avec lequel elle partage ses joies, ses peines, ses envies, ses espoirs. Elle s’inspire surtout de leur quotidien et les suit dans les moments forts de la vie. Vous allez découvrir les Abidjanais, à l’aéroport, dès votre arrivée, après les policiers et les douaniers, les empoignades avec les porteurs ou les rabatteurs pour taxis clandestins. Cette proximité vous annoncera les pulsations d’un optimisme insouciant et les vibrations d’une énergie trop manifeste. Dans la plupart des cas, heureusement vous les oublierez vite. Il y aura parfois pire mais surtout bien meilleur. Le fameux « on est ensemble ! » très prisé par les Ivoiriens, prendra vite le relais.

Abidjan est le plus doux au monde… de par son langage parlé presque par toute la population. Vous entendrez l’écho persistant du nouchi, l’argot de la rue. Vous n’allez plus ignorer que « gazer » veut dire sortir (en boîte ou ailleurs) pour « s’enjailler » (se faire plaisir en s’amusant) et observer les « boucantiers » (les gars qui ont assez d’argent pour arroser tout le monde) « faire leur farotage » (frimer). Ne soyez pas surpris si quelqu’un vous demande « On dit quoi ? », répondez dans l’instantané « Ya foye » (tout va bien). Mieux qu’un visa, le goût des autres.

Abidjan est le plus doux au monde… de par sa bouillonnante créativité artistique, mise à l’honneur par de nombreuses galeries d’art contemporain, des fondations, des showrooms et des musées qui accueillent des artistes venus du pays et du continent tout entiers, de plus en plus jeunes et nombreux.

Abidjan est le plus doux au monde… de par sa cuisine vaste et riche qu’elle a en partage avec ses voisins frontaliers et le reste du monde. Il est temps de vous poser quelque part à l’ombre pour y casser une petite croûte locale arrosée de bière fraîche. Vous vous délecterez, de garba, de kédjénou de poulet, d’allocos poisson frit, de sauce graine et bien d’autres mets dans un des maquis à ciel dégagé qui bordent les rues. Il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses, du plus populaire au plus luxueux et tout le monde y va. Mais si la chaleur vous étouffe, les restaurants climatisés vous offriront ces mêmes plats typiques, mais mondialisation oblige, aussi un boeuf bourguignon, un steak tartare, des pizzas et des hamburgers.

Abidjan est le plus doux au monde… de par ses night-clubs, ses bars climatisés, ses  buvettes et maquis dansants qui vont vous arroser par leurs décibels de coupé-décalé, de zouglou et autres. Faites confiance aux D.J. qui rivaliseront de talent dans le seul but de vous garder le plus longtemps avec eux… et ils y arriveront. Au petit matin, vous ramenant à votre hôtel, le  taximan empruntera le pont  Félix  Houphouët Boigny. Encore « guinze » (saoule), vous serez surpris par les immeubles futuristes, des  gratte-ciel, tous ornés de publicités,  et pendant un instant, vous penserez être à Manhattan ou à New-York. Mais juste pour un instant seulement, car déjà Babi, cajoleuse, calme et aimable maintenant, reprendra vie dans quelques heures, pour redevenir déchainée, imprévisible et parfois ingouvernable. Parce que « Babi la belle » n’aura pas fini de vous dérouter. Fragile et faible aussi, multiforme,  inépuisable, Abidjan mérite encore bien des hommages… ne serait-ce que celui de vous donner une belle, une irrésistible envie d’elle.

Marguerite Abouet, Écrivaine, scénariste et réalisatrice ivoirienne. Auteure de la saga de bande dessinée Aya de Youpougon